Anjaliom | Blog

Pourquoi faut-il pratiquer le Pranayama?

December 13, 2018

Nous respirons toute la journée sans interruption. Nous assimilons avec chaque respiration les ingrédients du souffle cosmique, ou force vitale, grâce auxquels nous pouvons survivre. 

Afin de profiter pleinement de cette respiration les yogis étudièrent scientifiquement comment conserver cette force vitale et en ressentirent les bénéfices, ainsi que ses effets sur le contrôle et la diminution des ondes de pensée. Ainsi, la science du pranayama devint une partie importante du yoga.
 

Il faut d'abord pratiquer les asana (postures) et se sentir saturé par l'inspiration et l'expiration. Selon Vyasa (le sage légendaire, compilateur des Veda) : sati asana jaye ("quand on maîtrise les asana"), il insiste sur la maîtrise préliminaire des asana pour accroître la sensibilité par rapport au contact du souffle qui imprègne les parois des alvéoles. Ceux qui n'ont pas pratiqué les asana n'ont pas accès à cette sensation d'immersion progressive. 

Patanjali ne mentionne pas le prolongement de la vie par le pranayama. Il dit plutôt: "Le voile qui recouvre la lumière de la connaissance disparaît parce que le cerveau est libéré de ces nuages ou voiles". Aucune pensée ne pollue le cerveau ou le mental qui s'orientent ainsi vers la connaissance spirituelle. C'est pourquoi le pranayama est considéré comme le moyeu de la vie.

 

Le respiration est la vie et la vie est la respiration. "Tant que le souffle demeure dans le corps il y a vie; quand le souffle disparaît la vie disparaît". Par conséquent, le Hatha Yoga Pradipika conseille de maîtriser le souffle.

On dit aussi que "lorsque le souffle est irrégulier, le mental est instable; et lorsque le souffle est stable, le mental reste stable".

Le corps vivant est la demeure du souffle, du mental, du soi et de l'âme. L'âme maintient en vie le corps, le mental et le souffle et dès que l'âme s'en va, ils se désintègrent.

 

Le souffle et le mental sont comme deux jumeaux reliés par le puissant muscle du diaphragme. Très souvent, la peur apparaît lorsque le diaphragme durcit. La peur affecte d'abord le diaphragme, puis le cerveau. Les cellules du cerveau se détendent dès que le diaphragme commence à se détendre.

Cela signifie que le diaphragme est l'intermédiaire entre le corps physique, physiologique et mental et son importance dans le pranayama est établie lorsque on apprend la méthode dirgha sukshma* du pranayama.

Le pranayama rend le diaphragme libre et souple; la pratique du pranayama développe la confiance et fait diminuer la peur. Lorsque la confiance se développe, le souffle installe le mental dans un état d'ÊTRE.

Le souffle est prana, autrement dit, l'énergie. Là où l'energie est focalisée demeure le mental et là où le mental demeure, l'intelligence et la conscience sont reliés à prana.

 

L'importance du souffle est comme l'importance d'un pont sur une rivière pour aller d'une rive à l'autre. Le diaphragme agit comme un pont entre le corps physique et le corps spirituel. Le tapis des narines filtre l'air grossier que l'on inspire de l'atmosphère. Ceci stimule le mental qui est attiré vers des pensées plus élevées et un mode de vie simple.

Ainsi le souffle en tant que prana joue un rôle majeur pour ouvrir, développer et étendre le mental afin qu'il relie le corps à l'âme.

 

* Dirgha est la longueur, suksma la finesse et l'ajustement du souffle.

 

 

 

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